2.2The science behind chronic societal cardiometabolic diseases prevention featured in Québec City

The 5th meeting of the International Chair on Cardiometabolic Risk (ICCR) held this year in Québec City, Canada just came to an end. Once again this year, the organizers managed to gather the best researchers and speakers working in several disciplines in the preventive medicine arena. This year, the focus of the 5-day meeting was set on chronic societal cardiometabolic disease prevention. Chronic diseases nowadays account for the vast majority of deaths in developed and developing countries, which is an ever-growing concern for the scientific and medical communities. The meeting brought together physicians, scientists, health professionals and graduate students from several countries to present the latest science of chronic cardiometabolic diseases’ prevention and to find solutions together that will help us fight against the epidemics of disease associated with our modern way of living.

I have attended most of the previous meetings of the Chair and thought that this last one really enlarged the scope beyond the fields of cardiology and diabetology. We did witness great lectures from world renowned specialists who highlighted exactly how our Western way of living puts us at risk for atherosclerosis, heart failure, valvular heart disease, arrhythmias, hypertension as well as glucose intolerance, non-alcoholic fatty liver disease and type 2 diabetes, etc. But what is becoming increasingly recognized is the impact of poor lifestyle habits on other aspects of our health such as cancer incidence, sleep apnea, chronic obstructive pulmonary disease, cognitive function, renal failure, etc. Among the other new and refreshing messages that we heard, the influence of underappreciated determinants of cardiometabolic health beyond physical activity and diet such as the built environment and socio-economic determinants were discussed.

This year, the Jean Vague/Per Björntorp award lecture was presented by Robert Ross, from Queens University in Kingston, Ontario, Canada. Dr. Ross emphasized the importance of physical activity and exercise for the management of abdominal obesity and the prevention of glucose intolerance and type 2 diabetes. He has also presented new analyses from his recent study on the effect of exercise dosing on abdominal obesity and glucose tolerance (http://annals.org/article.aspx?articleid=2173500) by showing that both exercise intensity and amount had a trivial impact on body weight but had a substantial effect on visceral fat mobilization measured by computed tomography. One of the conclusions of his lecture was that one should not judge the efficacy of exercise based on its impact on body weight, which has been done quite irresponsibly by the lay press in the past year. Dr. Ross, along with many other speakers emphasized that if any metric of body composition should be used to monitor cardiometabolic health, it should be waist circumference, which does respond to physical activity and healthy dietary habits changes.

The conclusive statements of the meeting were made by the host of the meeting, Dr. Jean-Pierre Després from Laval University in Québec City. Dr. Després emphasized that we have made substantial improvement in our management of chronic disease for instance by preventing at treating cardiovascular risk factors such as cholesterol, hypertension and glucose intolerance. However, physicians and health professionals do not assess lifestyle-related risk factors for chronic disease and even worse, they do not target them. Clearly, lack of financial and human resources is a recurrent problem in the management of cardiometabolic risk and the impact of the ignorance of cardiometabolic health by busy health professionals already impacts global health status of millions. Let’s hope that events like this and the upcoming ones will increase public awareness on the importance of lifestyle-related factors for the prevention and the management of chronic societal cardiometabolic diseases.

La science au cœur de la prévention des maladies cardiométaboliques sociétales : un évènement unique à Québec

Le 5e Congrès de la Chaire internationale sur le risque cadiométabolique s’est tenu la semaine dernière dans la ville de Québec, au Canada. Encore une fois cette année les organisateurs du congrès sont parvenus à réunir les meilleurs chercheurs et conférenciers oeuvrant dans plusieurs disciplines associés à la médecine préventive. L’objectif de cette édition était de mettre l’accent sur la prévention des maladies cardiométaboliques chroniques sociétales. Les maladies chroniques sont aujourd’hui responsables de la grande majorité des décès dans les pays développés et les pays en développement. Ainsi, elles préoccupent de plus en plus les communautés scientifiques et médicales. Rassemblant des médecins, des scientifiques, des professionnels de la santé et des étudiants des cycles supérieurs des quatre coins de la planète, le congrès avait pour but de présenter les évidences scientifiques les plus pertinentes et les plus récentes liées à cette problématique et de trouver des solutions aux épidémies de maladies associées au mode de vie moderne.

Comparativement aux dernières éditions, le présent congrès visait à aborder des sujets d’intérêt liés à la problématique bien au-delà des domaines de la cardiologie et diabétologie. Les spécialistes invités à participer au congrès ont démontré comment des habitudes de vie délétères peuvent augmenter le risque développer certaines pathologies telles que l’athérosclérose, l’insuffisance cardiaque, l’arythmie cardiaque, des valvulopathies, l’hypertension artérielle de même que la résistance à l’insuline, la stéatose hépatique non-alcoolique, le diabète de type 2, etc. Mais ce qui a retenu l’attention de plusieurs a été l’association que les conférenciers ont faits entre notre mode de vie et l’incidence de certaines maladies chroniques telles que le cancer, l’apnée du sommeil, la maladie pulmonaire obstructive chronique, le déclin cognitif et l’insuffisance rénale. Par ailleurs, l’influence sur la santé cardiométabolique d’autres facteurs plus méconnus comme l’environnement bâti et les déterminants socio-économiques a également été abordée.

Cette année le prix Jean Vague/Per Bjorntorp a été décerné à Robert Ross, de l’Université Queens à Kingston, au Canada. Dans sa présentation, Dr Ross a souligné l’importance de la pratique d’activité physique et de l’exercice pour la gestion de l’obésité abdominale ainsi que la prévention de l’intolérance au glucose et du diabète de type 2. Il a également dévoilé de nouvelles analyses issues de sa plus récente étude sur l’effet de l’exercice sur l’obésité abdominale et la tolérance au glucose (http://annals.org/article.aspx?articleid=2173500). Ses résultats ont montré que l’intensité et la durée de l’exercice avaient toutes deux un effet modeste sur le poids corporel, mais des effets importants sur la mobilisation de la graisse viscérale mesurée par tomographie axiale. Ainsi, il a souligné qu’il faut éviter de juger l’efficacité de la pratique d’activité physique en regard de la diminution du poids corporel, contrairement aux idées véhiculées dans les médias. De plus, Dr Ross, de concert avec d’autres spécialistes, a mentionné que le tour de taille est la mesure de la composition corporelle qui doit être utilisée pour mesurer la santé cardiométabolique puisqu’elle reflète davantage l’adoption d’un mode de vie actif et de saines habitudes alimentaires que le poids total.

En conclusion du congrès, l’hôte de la réunion, le Dr Jean-Pierre Després, de l’Université Laval, à Québec a souligné que des progrès substantiels ont été effectués depuis les dernières années en matière de prévention des maladies chroniques et plus spécifiquement dans le traitement des facteurs de risque cardiovasculaires tels que le cholestérol, l’hypertension artérielle et l’intolérance au glucose. Toutefois, il constate que les médecins et les professionnels de la santé n’évaluent pas encore suffisamment les facteurs de risque liés aux habitudes de vie et même pire, ne les identifient pas comme des cibles. Espérons que de tels événements trouveront écho auprès des professionnels de la santé, des gouvernements et du grand public et les sensibiliseront sur l’importance des facteurs liés aux habitudes de vie pour la prévention et la prise en charge des maladies cardiométaboliques sociétales.